Certificat médical ou PPS : ce qui change pour les courses en 2025-2026
Depuis 2022 en France, le PPS a été introduit en parallèle du certificat médical pour simplifier l'accès au sport. Voici ce qu'un organisateur doit exiger en 2026.
Rappel : le certificat médical
Le certificat médical de non contre-indication à la pratique du sport en compétition est un document établi par un médecin qui atteste qu'un coureur peut participer à une épreuve sportive sans risque majeur. Sa durée de validité est d'un an pour les licences annuelles et les épreuves compétitives non licenciées. Il doit mentionner explicitement la pratique en compétition et peut préciser la ou les disciplines concernées.
Le certificat reste le document de référence pour les courses non affiliées à une fédération et pour les coureurs non-licenciés.
Qu'est-ce que le PPS ?
Le Parcours de Prévention Santé (PPS) est un dispositif introduit en 2022 pour remplacer le certificat médical obligatoire des mineurs et simplifier l'accès au sport. Il consiste en un questionnaire de santé rempli par le coureur (ou ses parents pour les mineurs) qui évalue les risques cardio-vasculaires et autres contre-indications.
Si toutes les réponses sont négatives, le coureur peut pratiquer sans certificat médical. Si une réponse est positive, un avis médical reste nécessaire. Le PPS est donc une forme d'auto-évaluation avec reprise obligatoire en cas d'alerte.
Qui est concerné par le PPS ?
Le PPS remplace le certificat médical pour les mineurs lors de la première prise d'une licence sportive ou pour l'inscription à une compétition organisée par une fédération. Pour les majeurs licenciés, la règle varie selon la fédération : certaines ont adopté un dispositif de questionnaire de santé annuel, d'autres continuent d'exiger un certificat médical tous les trois ans, certaines ne demandent plus de justificatif du tout.
Pour les courses non-fédérales, le certificat médical reste la règle par défaut. En pratique, les organisateurs demandent souvent 'certificat médical OU questionnaire de santé signé OU licence fédérale en cours de validité'.
Ce qu'un organisateur doit exiger
La règle pratique dépend du cadre de votre course : course agréée FFA, appliquer le règlement fédéral en vigueur (licence FFA ou certificat médical compétition datant de moins de 12 mois à la date de la course). Course non-agréée accueillant des licenciés, accepter la licence fédérale avec mention compétition comme justificatif, sinon demander un certificat médical. Course ouverte à tous non-agréée, demander un certificat médical de non contre-indication à la pratique en compétition (moins de 12 mois), les questionnaires de santé type PPS ne se substituent pas au certificat dans ce cas.
Mentionnez clairement dans votre règlement le justificatif exigé, le format accepté (scan ou photo lisible) et la date limite d'envoi avant la course.
Validation des justificatifs
La validation est souvent le point de friction le plus lourd avant une course. Plusieurs pratiques : validation manuelle par un bénévole qui parcourt les dossiers un par un (chronophage mais simple), validation automatisée via plateforme avec OCR (limité, le médecin doit toujours contrôler), validation via licence fédérale vérifiée directement par l'API de la fédération (idéal mais pas encore disponible pour toutes).
Pour une course de 500 coureurs, la validation manuelle représente environ 20 à 30 heures de travail cumulé. Automatiser ce que vous pouvez (vérification automatique de format, alerte si doc manquant) libère du temps.
Que faire en cas de certificat manquant ?
La règle standard : refuser la participation d'un coureur qui n'a pas fourni son justificatif valide. C'est parfois mal perçu mais c'est la protection juridique de l'organisateur. En cas d'accident grave, la responsabilité pénale peut être engagée si un coureur a couru sans justificatif.
Envoyez deux rappels automatisés : un premier à J-15 listant les coureurs sans justificatif, un second à J-3 avec un message plus ferme. Passée la date limite (généralement J-2), n'acceptez plus de nouveaux justificatifs et prévenez clairement le coureur de son exclusion. Communiquez une fois que la règle est posée, c'est plus juste que de faire des exceptions qui créent un précédent.
Conclusion
Le cadre réglementaire évolue rapidement : PPS pour les mineurs depuis 2022, assouplissements progressifs pour les majeurs selon les fédérations. Pour une course non-agréée, restez sur le certificat médical classique qui reste la règle la plus sûre juridiquement. Pour une course FFA, consultez chaque année la circulaire fédérale qui précise les règles en vigueur. En cas de doute, demandez conseil à votre Comité Départemental d'Athlétisme.